Une affaire grave secoue la province Duarte, dans le nord-est de la République dominicaine. À Las Guáranas, municipalité située près de San Francisco de Macorís, un médecin généraliste a été arrêté en flagrant délit après avoir été accusé de viol sur une patiente haïtienne de 20 ans.
Le professionnel de santé, identifié comme Wilber Polanco Sanzs, aurait commis les faits à l’intérieur d’une policlinique alors qu’il réalisait un examen médical. Selon les informations fournies par le ministère public, la jeune femme s’était rendue au centre de santé pour effectuer une échographie, dans le cadre d’un possible diagnostic de grossesse.
D’après le parquet, représenté par la magistrate Sandra Sierra Difó de l’Unité de prise en charge des violences de genre (DEAMVI), les faits se seraient produits durant la consultation. Après l’agression présumée, la victime aurait réussi à quitter le cabinet médical et à alerter immédiatement les autorités. Cette réaction rapide aurait permis l’intervention de la Policía Nacional et l’arrestation du suspect sur place.
Le père de la jeune femme a confirmé que sa fille s’était rendue à la clinique uniquement pour un examen médical de routine. Selon son témoignage, elle n’aurait jamais imaginé qu’une consultation se transformerait en traumatisme.
L’affaire est désormais entre les mains du ministère public. Les autorités judiciaires ont confirmé que l’enquête est en cours et qu’elle pourrait prendre une ampleur plus large. En effet, plusieurs autres dénonciations auraient été enregistrées contre le même médecin. Si ces éléments se confirment, cela pourrait révéler un schéma d’abus répété et renforcer la gravité des accusations.
Le ministère public affirme travailler à la collecte de preuves médico-légales, de témoignages et de documents cliniques afin de consolider le dossier d’accusation. Les autorités ont assuré que la procédure sera menée dans le respect des garanties judiciaires, tout en protégeant les droits et la dignité de la victime.
Cette affaire a provoqué une forte indignation dans la communauté de Las Guáranas ainsi qu’à San Francisco de Macorís. Des voix s’élèvent pour réclamer justice et des sanctions exemplaires en cas de culpabilité établie. Des organisations de défense des droits humains et des collectifs féministes ont également exprimé leur inquiétude face à la vulnérabilité des femmes migrantes dans les structures de santé.
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La situation met en lumière une problématique sensible : la confiance dans le système médical. Les centres de santé doivent être des espaces sûrs, où les patientes — indépendamment de leur nationalité ou de leur statut migratoire — peuvent recevoir des soins sans crainte d’abus.
Dans le cas présent, la nationalité haïtienne de la victime soulève aussi des questions plus larges sur l’accès à la justice pour les femmes migrantes. Les organisations sociales rappellent que la peur de représailles ou de discrimination peut parfois empêcher les victimes étrangères de dénoncer des abus.
Les autorités dominicaines ont souligné que toute personne accusée bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à décision judiciaire définitive. Toutefois, elles insistent sur le fait que les accusations de violence sexuelle sont traitées avec la plus grande rigueur.
L’enquête devra déterminer les circonstances exactes des faits et établir les responsabilités. En attendant, la communauté locale reste mobilisée et attentive à l’évolution du dossier.
Cette affaire soulève des questions cruciales sur la sécurité des patientes et la protection des femmes migrantes dans les établissements de santé.
Selon vous, quelles mesures devraient être renforcées pour prévenir ce type de situation et garantir un accès sûr aux soins pour toutes?
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Voa Lakay
Sources: Villa Noticia
