Le Département d’État américain a annoncé l’imposition de restrictions de visa à l’encontre de deux membres du Conseil présidentiel de transition, le CPT, ainsi que de leurs proches immédiats, notamment leurs conjoints et enfants.
Selon les autorités américaines, ces mesures font suite à l’implication présumée de ces responsables haïtiens dans des activités liées aux gangs armés et à d’autres organisations criminelles opérant en Haïti. Washington leur reproche en particulier d’avoir entravé les efforts de l’État haïtien visant à lutter contre des groupes armés que les États-Unis ont classés comme organisations terroristes étrangères.
La décision s’appuie sur l’article 212(a)(3)(C) de la loi américaine sur l’immigration et la nationalité, une disposition qui permet d’interdire l’entrée sur le territoire américain à toute personne dont la présence ou les activités pourraient porter gravement atteinte à la politique étrangère des États-Unis.
Dans son communiqué, le Département d’État réaffirme l’engagement de Washington en faveur de la stabilité d’Haïti et de la lutte contre la violence des gangs, qui continue de plonger la population dans l’insécurité, la peur et la précarité. Les autorités américaines estiment que le peuple haïtien ne peut plus supporter la spirale de violence, les destructions répétées et les conflits politiques internes.
Cette annonce intervient dans un contexte particulièrement sensible, alors que le CPT est censé incarner une transition politique crédible et restaurer la confiance, tant à l’intérieur du pays qu’auprès des partenaires internationaux. Elle soulève de sérieuses interrogations sur la gouvernance de la transition, la crédibilité des institutions provisoires et le degré d’influence des groupes armés sur la vie politique haïtienne.
L’administration américaine, sous la présidence de Donald Trump, affirme vouloir tenir pour responsables ceux qui contribuent à la déstabilisation d’Haïti et, plus largement, de la région.
Selon Gazette Haiti News, Louis Gérald Gilles et Edgard Lebkanc Fils sont les deux conseillers concernés par les sanctions américaines. D'autres sanctions suivront.
Ces sanctions marquent-elles un tournant dans la pression internationale sur les acteurs politiques haïtiens, ou risquent-elles d’affaiblir davantage une transition déjà fragile ?
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Voa Lakay
Sources: https://www.state.gov/
