Le pied diabétique, une menace silencieuse : le Dr Max Guerra alerte sur les risques invisibles

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Le pied diabétique Voa Lakay

À Santo Domingo, un message fort a été lancé à destination des patients diabétiques et de leurs familles. Le chirurgien spécialiste du pied diabétique, Max Guerra, met en garde contre un danger souvent sous-estimé : le pied diabétique ne fait pas toujours mal  et c’est précisément ce qui le rend plus dangereux.


Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’absence de douleur n’est pas synonyme d’absence de problème. Bien au contraire. Le docteur Guerra explique que la douleur joue un rôle fondamental dans le corps humain. Elle agit comme un signal d’alarme biologique. Lorsqu’une blessure survient, la douleur pousse à réagir rapidement, à soigner la plaie et à éviter une aggravation.


Chez les personnes atteintes de diabète, cependant, la situation est différente. Des niveaux élevés et prolongés de glycémie peuvent endommager progressivement les nerfs, en particulier ceux des membres inférieurs. Cette complication porte un nom médical: la neuropathie diabétique. Il s’agit d’une atteinte nerveuse qui réduit, voire supprime, la sensibilité au niveau des pieds.


Dans ces conditions, un patient peut se blesser sans s’en rendre compte. Une chaussure trop serrée, un petit choc, une ampoule ou une coupure peuvent passer totalement inaperçus. « Le patient se blesse et ne le sait pas », souligne le spécialiste. L’absence de douleur empêche une prise en charge rapide, laissant la plaie évoluer vers des infections parfois graves.


Dr Max Guerra, Voa Lakay


Le docteur Guerra a détaillé ces risques lors d’une interview dans l’émission Más que Noticias, diffusée sur CDN, canal 37. Il y a rappelé que le pied diabétique est l’une des complications les plus sérieuses du diabète. Dans les cas avancés, une simple blessure peut se transformer en ulcère profond, en infection sévère, voire conduire à une amputation si elle n’est pas traitée à temps.


Ce caractère « silencieux » du pied diabétique en fait une menace redoutable. Beaucoup de patients consultent tardivement, lorsque l’infection est déjà avancée. À ce stade, les options thérapeutiques deviennent plus complexes, plus coûteuses et plus risquées.


Face à cette réalité, la prévention devient essentielle. Le spécialiste insiste sur un geste simple mais vital: l’examen quotidien des pieds à domicile. Chaque patient diabétique devrait vérifier l’état de ses pieds tous les jours. Il faut observer attentivement la couleur de la peau, rechercher des rougeurs, des fissures, des plaies, une sécheresse excessive ou des déformations.


Le choix des chaussures est également crucial. Un chaussage inadapté peut provoquer des frottements répétés et des lésions invisibles. Des chaussures confortables, bien ajustées et adaptées à la morphologie du pied peuvent réduire considérablement les risques.


La fréquence des consultations spécialisées dépend du niveau de risque du patient. En général, une visite chez le spécialiste est recommandée tous les six à douze mois. Toutefois, chez les patients présentant déjà des signes de neuropathie ou des antécédents de plaies, un suivi plus rapproché est conseillé.


Le docteur Guerra met aussi l’accent sur le rôle des proches et des aidants. Chez les patients ayant des problèmes de mobilité ou des troubles de la vision, la surveillance doit être renforcée. Former les membres de la famille ou les soignants à reconnaître les premiers signes d’alerte peut éviter des conséquences dramatiques.


En définitive, le message est clair : l’éducation et la vigilance sont les meilleures armes contre les complications du diabète. Le pied diabétique n’est pas une fatalité. Avec un contrôle glycémique rigoureux, une inspection quotidienne et un suivi médical régulier, il est possible de prévenir les infections graves et les amputations.


La clé réside dans la prise de conscience. Ne pas ressentir de douleur ne signifie pas que tout va bien. Dans le cas du pied diabétique, le silence peut être trompeur  et lourd de conséquences.

Pensez-vous que les patients diabétiques reçoivent suffisamment d’information sur les risques du pied diabétique? 

La prévention est-elle assez encouragée dans nos systèmes de santé?

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Voa Lakay

Sources: CDN

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